Quel est le meilleur type d’arbre pour la restauration forestière ?

Introduction à la restauration des écosystèmes

Les Nations Unies ont proclamé la décennie 2021-2030 comme celle de la restauration des écosystèmes, une initiative visant à stopper la dégradation des écosystèmes et à restaurer 350 millions d’hectares de forêts. Pour atteindre cet objectif ambitieux, des stratégies de restauration efficaces et évolutives sont nécessaires. La plantation d’arbres est probablement l’approche la plus courante, entraînant une augmentation des plantations d’arbres.

Choix des espèces d’arbres pour la restauration

Dans les projets de plantation d’arbres, les espèces à croissance rapide sont souvent privilégiées pour obtenir des résultats rapides. Ces espèces sont généralement sélectionnées en fonction de leur taux potentiellement élevé de photosynthèse, le processus qui convertit la lumière du soleil et le dioxyde de carbone en sucres et en bois. Cependant, une étude récente publiée dans Nature par Augusto et al. remet en question cette approche.

Espèces acquisitives vs espèces conservatrices

L’étude montre que les espèces d’arbres dites « acquisitives », qui ont un taux de photosynthèse maximal élevé, sont surpassées dans les essais sur le terrain par des espèces d’arbres qui ont un taux de photosynthèse maximal plus bas et qui utilisent les ressources de manière plus conservatrice. Ces espèces « conservatrices » semblent mieux adaptées à la restauration forestière, ce qui a des implications importantes pour la planification de ces projets.

Implications pour la planification de la restauration forestière

Cette découverte contre-intuitive suggère que les espèces d’arbres à croissance rapide ne sont pas nécessairement les meilleures pour la restauration des forêts. Les espèces qui utilisent les ressources de manière plus efficace et durable pourraient offrir de meilleurs résultats à long terme. Cela nécessite une réévaluation des stratégies actuelles de plantation d’arbres et une considération plus approfondie des caractéristiques écologiques des espèces sélectionnées.

Conclusion

La restauration des forêts est un élément crucial de la lutte contre la dégradation des écosystèmes et le changement climatique. Le choix des espèces d’arbres à planter doit être basé sur des critères écologiques solides plutôt que sur la seule rapidité de croissance. Les résultats de l’étude d’Augusto et al. soulignent l’importance de repenser nos approches pour garantir le succès des efforts de restauration à long terme.

🔗 **Fuente:** https://www.nature.com/articles/d41586-025-00802-z