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La dopamine module la récompense causée par la musique

La dopamine est un messager chimique (neurotransmetteur) du système nerveux central (notre cerveau). Active 5 types de récepteurs cellulaires de la dopamine, de D1 à D5.

Cette substance, bien qu’elle soit produite dans différentes parties du cerveau, trouve son usine principale dans la substance noire (dans la zone du mésencéphale). Mais, de la même manière, il s’agit également d’une hormone qui peut être libérée par l’hypothalamus, mais dans ce cas davantage en fonction de l’inhibition de la production de prolactine par l’hypophyse. La transmission dopaminergique peut jouer différents rôles dans le traitement affectif, en particulier dans les activités cognitives abstraites. 

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Comprendre comment le cerveau traduit une séquence de sons structurée, telle que la musique, en une expérience agréable et enrichissante est une question fascinante qui peut être cruciale pour mieux comprendre le traitement des récompenses humaines abstraites.

Les découvertes antérieures en neuro-imagerie soulignent le rôle stimulant du système dopaminergique dans le plaisir suscité par la musique. Cependant, il existe peu de preuves directes montrant que le rôle de la dopamine est lié de manière causale au plaisir.

Nous expérimentons de la musique. Nous avons traité ce problème par le biais d’une conception pharmacologique à double insu chez le sujet, dans laquelle nous avons directement manipulé la disponibilité des synaptiques dopaminergiques pendant qu’ils étaient en bonne santé.

Les participants (n = 27) se sont consacrés à l’écoute de musique.

Nous avons administré par voie orale à chaque participant un précurseur de la dopamine (lévodopa), un antagoniste de la dopamine (la rispéridone) et un placebo (lactose) au cours de trois séances différentes. Nous avons montré que la lévodopa et la rispéridone produisaient des effets opposés dans les mesures du plaisir et de la motivation musicale: alors que la lévodopa, précurseur de la dopamine, comparée au placebo, augmentait l’expérience hédonique et les réponses motivationnelles liées à la musique, la rispéridone induisait. à une réduction des deux.

Cette étude montre un rôle causal de la dopamine dans le plaisir musical et indique que la transmission dopaminergique peut jouer des rôles différents ou additifs à ceux postulés jusqu’à présent dans le traitement affectif, en particulier dans les activités cognitives abstraites.

Le plaisir musical, contrairement à ce qui se passe avec les récompenses primaires, peut dépendre de modulations de l’excitation émotionnelle et de l’intensité provoquées par des attentes et des surprises provoquées par la présence de régularités structurelles et temporelles dans les schémas musicaux, le conditionnement associatif mémoire épisodique, entre autres.

Il est important de noter que la plupart de ces éléments sont basés sur des calculs cognitifs basés sur la transmission dopaminergique: du rôle de la dopamine dans l’apprentissage à son rôle dans la mémoire ou l’attention.

En ce sens, il a été démontré que la lévodopa améliore les fonctions cognitives, en particulier dans la mémoire et l’apprentissage, mais également dans d’autres domaines, tels que l’activation et l’amorçage sémantiques, voire l’apprentissage de la grammaire par le retour.

Inversement, le blocage des récepteurs D2 peut entraîner des déficiences cognitives, notamment au niveau des fonctions exécutives et de la mémoire.

Les résultats actuels montrent un rôle causal de la dopamine dans le plaisir musical et mettent en lumière le rôle du système dopaminergique humain dans les récompenses abstraites. En termes plus généraux, ces résultats indiquent que la transmission dopaminergique pourrait jouer des rôles différents ou additifs par rapport à ceux postulés jusqu’à présent dans le traitement affectif, en particulier dans les activités cognitives abstraites.

Signification clinique

Dans la vie de tous les jours, les humains cherchent régulièrement à participer à des expériences très complexes et agréables, telles qu’écouter de la musique, chanter ou jouer, qui ne semblent pas présenter d’avantage spécifique en termes de survie.

 La question abordée ici est de savoir dans quelle mesure la transmission dopaminergique joue un rôle direct dans l’expérience enrichissante (à la fois motivationnelle et hédonique) induite par la musique. 

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 Nous rapportons que la manipulation pharmacologique de la dopamine module les réponses musicales dans des directions positives et négatives, démontrant que la dopamine est le médiateur causal de l’expérience de récompense musicale.

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